J'ai analysé 38 entreprises québécoises : 1 sur 3 est grande ouverte à l'usurpation de courriel

Par Cyberbilan 21 juillet 2026 7 min de lecture

En juillet 2026, j'ai passé au crible la sécurité courriel de 38 entreprises et organisations québécoises bien connues — commerces, médias, assureurs, fabricants. Le constat est préoccupant : près d'une sur trois n'a aucune protection contre l'usurpation. Et comme ce sont justement les plus grosses et les mieux outillées, la réalité des petites PME est probablement pire.

En bref :
38entreprises québécoises actives analysées
31,6 %sans aucun DMARC — grandes ouvertes à l'usurpation
55,3 %pas en mode « reject »
34 %site sans en-tête de sécurité HSTS
42 %sécurité du site web jugée faible
78note moyenne sur 100 (B)

« Usurpable », ça veut dire quoi exactement ?

Par défaut, le courriel ne vérifie pas qui écrit. N'importe qui peut mettre votreentreprise.com dans le champ « De : » et envoyer un message à vos clients. Trois protections empêchent ça — SPF, DKIM et surtout DMARC, qui agit comme un videur à la porte des serveurs de messagerie du monde entier :

Protection contre l'usurpation (DMARC) — 38 entreprises québécoises, juillet 2026
Aucune protection (DMARC absent)31,6 %
Protection partielle (quarantine)23,7 %
Bien protégé (reject)44,7 %

Concrètement : pour près d'une entreprise sur trois de cet échantillon, un fraudeur peut, cet après-midi, envoyer une fausse facture à leurs clients en leur nom — et le courriel arrivera dans la boîte de réception, pas dans le spam. C'est exactement le point de départ de la fraude au président et des fausses factures.

Et les sites web ?

Le portrait n'est pas meilleur du côté des sites : 34 % ne servent pas l'en-tête de sécurité HSTS, et 42 % obtiennent une note de sécurité web faible (en-têtes manquants, redirection HTTPS incomplète). Ce sont des réglages gratuits qui protègent contre l'interception et le détournement — mais que presque personne n'active.

Pourquoi c'est encore pire pour une petite PME

Souviens-toi : cet échantillon, ce sont des entreprises connues, avec des budgets et souvent une équipe TI. Si un tiers d'entre elles n'a aucun DMARC, imagine la boulangerie, le cabinet comptable ou l'entrepreneur en construction de 8 employés, sans informaticien. Dans notre expérience, ces PME partent presque toujours de zéro protection. La proportion de PME usurpables au Québec est donc très probablement bien au-dessus de 31 %.

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La bonne nouvelle

Se protéger ne coûte rien et ne prend pas des semaines : DMARC, SPF et DKIM sont de simples enregistrements DNS. La première étape, c'est de savoir où vous en êtes — et ça, ça prend 15 secondes.

Votre entreprise est-elle usurpable ?

Entrez votre domaine : en 15 secondes, on teste vos SPF, DKIM, DMARC et votre site — gratuit, sans inscription, données publiques seulement.

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Méthode : chaque domaine a été analysé avec le scanner public de Cyberbilan, qui lit uniquement des informations publiques (enregistrements DNS et en-têtes de site). Aucune donnée privée, aucun accès aux boîtes courriel. Les entreprises ne sont pas nommées : seules les proportions agrégées sont publiées. Résultats reproductibles par n'importe qui.