Mes courriels tombent dans les indésirables : pourquoi, et comment corriger
Une soumission qui dort dans le dossier indésirable d'un client, c'est un contrat qui vous glisse entre les doigts. Bonne nouvelle : dans la grande majorité des cas, la cause est technique, connue, et se corrige en moins d'une heure.
En résumé : Gmail et Outlook classent en indésirable les courriels dont ils ne peuvent pas vérifier l'expéditeur. Trois réglages de votre domaine (SPF, DKIM, DMARC) servent exactement à ça — et la plupart des PME n'en ont qu'une partie. Testez votre domaine gratuitement : en 15 secondes vous saurez lesquels vous manquent.
Pourquoi vos courriels aboutissent en spam
La vis s'est resserrée en trois temps : Gmail et Yahoo ont commencé à exiger l'authentification en février 2024, Microsoft a suivi en mai 2025 pour Outlook et Hotmail, et depuis novembre 2025 les courriels non authentifiés des expéditeurs de volume (5 000 messages et plus par jour) sont carrément rejetés — ils n'arrivent même plus dans le dossier indésirable. Si vous envoyez moins que ça, vous n'êtes pas rejeté d'emblée, mais vos courriels sont filtrés sur les mêmes signaux. Concrètement, quand votre courriel arrive chez votre client, son serveur pose trois questions :
Ce serveur a-t-il le droit d'envoyer pour ce domaine ? (c'est le rôle de l'enregistrement SPF)
Le message est-il signé numériquement par le domaine ? (c'est DKIM)
Que faire si la réponse est non ? (c'est la politique DMARC)
Une réponse manquante ou incorrecte, et votre soumission part aux indésirables — même si vous n'avez jamais envoyé un seul pourriel de votre vie.
Les 4 causes les plus fréquentes en PME
SPF incomplet — vous envoyez depuis Microsoft 365 ou Google, mais aussi via votre site web ou un outil d'infolettre qui n'est pas dans la liste des expéditeurs autorisés.
DKIM jamais activé — chez Microsoft 365 notamment, la signature numérique ne s'active pas toute seule : il faut le faire une fois dans la console d'administration.
Pas de DMARC — sans cette politique, les fournisseurs de courriel n'ont aucune consigne et se méfient. Gmail, Yahoo et Microsoft l'exigent pour les envois en volume, et c'est la seule protection qui empêche un fraudeur d'écrire en votre nom.
Réputation du domaine — un domaine tout neuf, ou un domaine déjà usurpé par des fraudeurs, part avec un déficit de confiance (raison de plus pour verrouiller les points 1 à 3).
Comment corriger, dans l'ordre
Faites le diagnostic — notre bilan gratuit vérifie SPF, DKIM et DMARC de votre domaine et vous dit exactement ce qui manque, en français.
Corrigez avec les valeurs exactes — le plan d'action gratuit (généré par IA selon votre fournisseur : Microsoft 365, Google Workspace…) vous donne les enregistrements à copier-coller, ou à envoyer directement à votre webmaster.
Surveillez que ça reste bon — un fournisseur qui change ses serveurs ou un DNS modifié peut tout casser silencieusement. La surveillance gratuite vous alerte si votre configuration se dégrade.
Et si c'est déjà tout configuré ?
Alors le problème est ailleurs : contenu du message (pièces jointes lourdes, liens raccourcis, mots déclencheurs), envoi en masse sans désabonnement, ou réputation de l'adresse IP de votre fournisseur. Mais dans notre expérience avec les PME, plus de 8 cas sur 10 se règlent avec SPF, DKIM et DMARC — commencez par le test gratuit.
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